DEMOSERIES invites proposals for the International Symposium “What is a good series?” that will take place November 21 and 22, 2022 at the Université Panthéon-Sorbonne.

Proposals should be submitted by email to contact@demoseries.eu no later than October 10, 2022.

 (Version française ci-dessous – French version below)

Since the 1970s/1980s, in the Anglo-Saxon world, series have benefited from a critical and academic legitimization. In other countries, including France, it is only in the last twenty years that we have seen this legitimization as series have become a major genre of contemporary audiovisual creation. Today, they are vital to the offerings by each TV channel and streaming platform. Gradually, they have taken the central place in our common culture, becoming the source of widely shared references and permeating ordinary conversations.

This evolution of the status and place of series has been accompanied by an evolution of discourses and practices around them. The development of a seriephilia, which is now both broader in its knowledge and more precise in its evaluations than ever before, has been facilitated by the emergence of TV series criticism in the press, through festivals, magazines, radio, and cinema. Additionally, systematic study of series has been integrated into several fields of academic research with the focus on investigating and understanding the conditions of their production, diffusion, and reception.

Given these developments, it seems essential today to question our capacity to evaluate series and thus to distinguish what makes a good series. This also necessitates probing the logic of evaluation and hierarchization that underlies the question of what is the “good series”. Wouldn’t wanting to distinguish between good and bad series contribute to renewing an essentially social and normative system of distinction that television studies have precisely contributed to deconstruct? Under what conditions and according to what criteria can we say that a series is a “good” series? Can the classical categories of aesthetic judgment be applied to these productions? Is a good series a beautiful series? Does a good series have a particular number of seasons or episodes? Are there forms of series (anthology, soap opera, episodic series, etc.) that are better than others? Is a good series the one that best exploits all the resources of its serial format?

Or is it the quality of the plot, the articulation of the narrative arches, or the construction of the characters that makes a series good? Or is it rather the staging and the overall artistic direction? Is it its links with the cinema or with literature that give a series value?

Is a good series the one with the largest audience, the best cast, or the one with the highest budget? Or is a good series, regardless of its audience, the one that the viewer becomes attached to and follows to the end? The one that gradually becomes part of the viewer’s daily life?

Isn’t a good series the one that changes and improves its audience? The one that projects a certain conception of good that can transform the viewer and make them better? Or more broadly, isn’t a good series the one that has an impact on reality? That transforms it by constituting a shared resource, reinforcing collective action, or supporting common representations?

Asking what constitutes a good series thus amounts to an attempt to think about the importance that specific series can have in our shared culture and in the life of each individual. It is an invitation to develop a philosophy of the series, concerned with giving an account of the experience we have with the series and in return to think what the series do to us. It is also the occasion to bring together the different contemporary discourses and approaches to thinking about series.

Therefore, the DEMOSERIES project invites researchers from a variety of disciplines (philosophy, history, political science, international relations, sociology, psychology, art history, film studies, communication, media, and cultural and civilization studies) to propose papers that engage with these questions.

Each paper should not exceed 20 minutes. Proposals should be in English or French and should not exceed 200 words. They should be accompanied by a short biographical note and should be submitted by email to contact@demoseries.eu no later than October 10, 2022.

Selected contributors will be notified by October 15, 2022. 

  • The proposals will be reviewed by the following scientific committee:
  • Sandra Laugier (ERC DEMOSERIES, Université Panthéon-Sorbonne)
  • Thibaut de Saint Maurice (ERC DEMOSERIES, Université Panthéon-Sorbonne)
  • Martin Shuster (University of North Carolina)
  • Sabine Chalvon-Demersay (EHESS-CNRS)
  • Hervé Glévarec (CNRS)
  • Ariane Hudelet (Université de Paris)
  • Organisation : the team of the DEMOSERIES project.

Qu’est-ce qu’une bonne série ? Colloque international, 21 et 22 novembre 2022, Université Panthéon-Sorbonne

Dès les années 1970/1980, dans le monde anglo-saxon, les séries bénéficient d’une reconnaissance critique et académique. Dans d’autres pays, dont la France, c’est seulement au cours des vingt dernières années que l’on assiste à cette reconnaissance à mesure que les séries s’imposent comme un genre majeur de la création audiovisuelle contemporaine. Elles constituent aujourd’hui le cœur de l’offre proposée par chaque chaîne de télévision ou chaque plateforme de streaming. Elles ont pris peu à peu une place centrale dans notre culture commune au point de devenir des références largement partagées et d’animer régulièrement les conversations ordinaires.

Cette évolution du statut et de la place des séries a été accompagnée par une évolution des discours et des pratiques à leur égard. Dans la presse s’est constituée peu à peu une critique de séries, des festivals, des revues, des émissions de radio ou de cinéma, ont permis le développement d’une sériephilie à la fois élargie dans ses connaissances et plus précise dans ses évaluations. Enfin, l’étude de ces séries a été intégrée à plusieurs champs de recherches académiques renouvelant en profondeur la compréhension de leurs conditions de production, de diffusion et de réception.

A partir de ces différentes approches, il semble essentiel aujourd’hui de questionner notre capacité à évaluer ces séries et donc à distinguer ce qui fait une bonne série. En envisageant même d’interroger la logique d’évaluation et de hiérarchisation qui sous-tend cette question de la « bonne série » ? Vouloir distinguer des bonnes et des mauvaises séries n’est-ce pas reconduire un système de distinction essentiellement social et normatif que les television studies ont précisément contribuées à déconstruire ? A quelles conditions donc et selon quels critères et à partir de quelle position pourrait-on dire d’une série qu’elle est une « bonne » série ? Les catégories classiques du jugement esthétique peuvent-elle s’appliquer à ces objets ? Une bonne série est-elle une belle série ? La bonne série a-t-elle un nombre de saisons ou d’épisodes particuliers ? Y-a-t-il des formes de séries (anthologie, série feuilletonnante, série formulaire…) qui sont meilleures que d’autres ? La bonne série est-elle celle qui exploite au mieux toutes les ressources de la sérialité ?

Est-ce la qualité du scenario, l’articulation des arches narratives ou la construction des personnages qui fait d’une série, une bonne série ? Est-ce plutôt la mise en scène ou la direction artistique d’ensemble ? Est-ce par ses liens avec le cinéma ou avec la littérature qu’une série s’améliore ?

La bonne série est-elle celle qui réunit la plus large audience, le meilleur casting ou celle dont le budget est le plus important ? Ou bien quelle que soit son audience, une bonne série n’est-elle pas plutôt celle à laquelle l’audience s’attache et qu’elle suit jusqu’à son terme ? Celle qui devient peu à peu un élément de son quotidien ?

Une bonne série n’est-elle pas celle qui change et perfectionne son audience ? Celle qui projette une certaine conception du bien susceptible de transformer le spectateur·rice et de le·la rendre meilleur·e ? Ou plus largement encore, la bonne série n’est-elle pas celle qui a un impact sur le réel ? Qui le transforme en constituant une ressource commune pour renforcer l’action collective ou étayer les représentations communes?

Se demander ce qu’est une bonne série, revient donc à tenter de penser l’importance que peut prendre telle ou telle série dans la culture commune ainsi que dans la vie de chacun. C’est une invitation à développer une philosophie des séries, soucieuse de rendre compte de l’expérience que nous faisons avec les séries et en retour de penser ce que les séries nous font. C’est aussi l’occasion de croiser les différents discours et les différentes approches à propos des séries aujourd’hui.

Le projet DEMOSERIES invite donc des chercheur.e.s aux compétences variées (en philosophie, histoire, science politique, relations internationales, sociologie, psychologie, arts, études cinématographiques, communication, médias, études culturelles et civilisationnelles) à proposer des communications autour des questions proposées.

Chaque communication proposée ne saurait excéder 20 minutes. Les propositions de 200 mots maximum seront formulées en anglais et en français. Elles seront accompagnées d’une courte notice biographique et envoyées à l’adresse DEMOSERIES (contact@demoseries.eu) au plus tard le 10 octobre 2022.

Les réponses seront adressées au plus tard le 15 octobre 2022.

Les propositions seront sélectionnées par le comité́ scientifique suivant :

  • Sandra Laugier (ERC DEMOSERIES, Université Panthéon-Sorbonne)
  • Thibaut de Saint Maurice (ERC DEMOSERIES, Université Panthéon-Sorbonne)
  • Martin Shuster (University of North Carolina)
  • Sabine Chalvon-Demersay (EHESS-CNRS)
  • Hervé Glévarec (CNRS)
  • Ariane Hudelet (Université de Paris)

Organisation : l’équipe du projet DEMOSERIES